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  • Coup de coeur pour une Suissesse

    maison chance ...

    Coup de Cœur pour une Suissesse, artiste peintre qui depuis plus de 15 ans s’occupait

    des enfants handicapés. Elle avait à peine 20 ans quand

    elle rencontrait un enfant malade et abandonné dans la rue …

    Tim veut dire Cœur (c’est le nom qu’elle se donne).

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  • Les économies de Ségolène Royal depuis son arrivée à la tête de la région Poitou-Charente

    Les économies de Ségolène Royal depuis son arrivé à la tête de la Région Poitou Charentes


    Depuis son arrivée à la Région, Mme Royal à mise la Région à la diette et à supprimé tous les privilèges de l'époque Raffarin qui aura tout de même durée trente ans.


    - Indemnité des conseillers généraux: 100 000 euros : supprimé

      - Fonctionnement groupe politique: 50 000 euros:   supprimé
     
     - Campagne de communication: 980 000 euros: supprimé
     - Restauration: 200 000 euros: supprimé
     - Brochette de l'été: 75 000 euros: supprimé
     - Fête du pain: 50 000 euros: supprimé
     - Galette primere: 50 550 euros: supprimé
     -Quatre véhicules sur 14 de la Région: supprimé


    Ce qui fait que au total, Madame Ségolène Royal a économisé 1 505 550 euros soit 1 million d'euros + 505 550 euros économisés grâce à Mme Royal.

    Cette argent est depuis utilisé pour des projets utiles comme:

    -Le TER à 1 euros

     - Chèques livres qui permettent au famille d'avoir leur livre scolaire gratuit.
     - Contrat Tremplin ( déjà plus de 3000 emplois créer dans la région)
     - Matériel pour les lycée (comme matériel informatique)
     - Mise en place de la démocratie participative
     - Mise en place des budgets participatifs(dans les lycée par exemples.)


    Tout ce qui est marqué ci-dessus à était reconnu par l'UMP et par toute la classe politique comme étant la vérité, article paru dans le journal La Nouvelle République.

     

    Trophé de l'e-Démocratie  (1er prix à Désirs d'Avenir)

    Chiffres de la Sécurité Sociale ! édifiant ! - à diffuser (13/10/2009)

    A TRANSFERER AUTANT DE FOIS QUE VOUS POUVEZ

    L’assurance maladie, 50 secondes de lecture à couper le souffle.
    Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que, le mieux, c'était encore de nous faire payer...
    a) Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
    b) Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie...
    c) Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste...
    d) Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en sommes de 18 euros de notre poche,
    e) Taxe de 0,50 euro sur les boites
    f) etc.

    Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

    Or, savez-vous que :
    a) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 7,8 milliards
    b) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 3,5 milliards
    c) Une partie des primes d'assurances automobiles, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1, 6 milliards
    d) La taxe sur les industries polluantes, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1,2 milliards
    e) La part de TVA, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 2 milliards
    f) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards
    g) Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards

    En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.
    Conclusion : si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
    Faites circuler ce message.
    A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le bureau d'une tête pensante censée passer son temps à gérer l'argent des contribuables.
    Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !

    Cordialement.
    Evelyne DUBIN
    Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général
    INDL
    Institut National du Développement Local
    Avenue Michel Serres
    BP 32
    47901 AGEN Cedex 9
    tél : 05.53.48.06.74
    fax : 05.53.48.06.71
    mob : 06.72.19.53.50
    mail : e.dubin@indl.fr

     

     

     

  • QUI SUIS-JE ? Je suis ? Je suis ?

    Avec en prime, la photo d'un petit mot écrit par Sarko dans le livre d'or de Kadhafi ..."Je suis heureux d’être dans votre pays pour parler de l’avenir ! Nicolas Sarkozy" .... :
     
     
      
     
    Déjà apparaissent les noms de plusieurs hommes politiques de haut rang: Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Edouard Balladur, Charles Millon...
     
     
    QUI SUIS-JE ? ------------- LE PACTE SECRET QUE FRANCOIS BAYROU A REFUSE -----
                             ---------- LA FRANCE D'APRES : voilà ce qui nous attend ------------------------ SARKO DANGER (PAR LES MILITANTS UMP) ------

    ------------   Vincent Bolloré et son groupe n’ont pas besoin de leur ami très cher Nicolas  Sarkozy    pour prospérer   ---------

     

    Incroyable mais vrai : discrètement propagée dans la presse et sur le web suite à la mort de Jacques Martin, cette photo intriguait. Et bien, on vous explique pourquoi…

    Apparue dans le sillage du décès de Jacques Martin, une photographie fait actuellement l'objet de nombreuses reprises sur le web et circule également par voie d'e-mail. La plupart de ceux qui reproduisent cette image n'en ont pas identifié la source: sa publication dans le n° 3044 de Paris Match du 19 septembre 2007, où elle est très précisément décrite: "Le 18 septembre 1984, les Martin reçoivent les Sarkozy. Cécilia tient Judith, née le 22 août. Sur les genoux de sa mère, Marie-Dominique, Pierre Sarkozy, né le 24 août".


    Indice : personnalité politique française


    Je suis issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être  jugée pour collaboration après la Libération.
     
    Dans ma jeunesse je participe à des  manifestations contre les étudiants grévistes.

    Contrairement à ce que j'essaye de faire croire, je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique, je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire,président de  Conseil  Général.

    A l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'étais délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est  arrêté aux frontières de la France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Interieur.

    Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne serait privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.
     

    Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer. Jesuis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes >propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

    J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie  au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.
     
    J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.

    D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite. J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi.

    Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suispour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à
    mon ami George Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).
    Lors de l'affaire Clearstream j'étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings.
    Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.

    Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.
     
    Dans une de mes visites électorales en  Corse, aux frais du contribuable, j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant, s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener?  
     
    Le sinistre affiche de Sarkozy mais reflechissez avant de voter. Et  surtout VOTEZ, parce que sans ça on n'est plus citoyen, parce qu'avant d'etre un devoir c'est un droit, il faut le saisir,ca fait cliche je sais mais ca n'en reste pas moins vrai?
    VOTEZ!
     
     
     
     
     
     
     
     

     

    Les Maîtres du Monde ?

    Bush et Sarkozy ?

     

    Michel Onfray (03-04) : Le cerveau d'un homme de droite (au sujet de la pédophilie)

    Le cerveau d’un homme de droite.
    Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.

    De Boston (U.S.A.) mardi 3 avril, 16h00 heure locale.

    La revue Philosophie magazine m’a demandé si, sur le principe, j’acceptais de rencontrer l’un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l’esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m’a rappelé en me demandant si j’avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu’avec un autre, j’aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l’approche de l’un de ces animaux politiques m’intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
    Il me paraît assez probable que son temps passé – donc perdu…- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l’occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy – j’y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite …
    Je me trouvais donc dans l’antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d’un photographe qui n’en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’Etat, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres.
    Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.
    Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
    Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
    Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
    Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
    Car je n’ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d’avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d’une trentaine d’années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c’était d’ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….
    Cette colère ne fut stoppée que par l’incidence d’une sonnerie de téléphone portable qui le fit s’éloigner dans la pièce d’à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l’un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l‘absence du ministre, je m’ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j’envisage de quitter la place séance tenante…
    J’étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d’ailleurs plutôt publique, mais ceci n’excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j’avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu’un don contraint à un contre don et j’attendais quelque chose d’inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes …
    Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l’équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s’évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j’offre mes cadeaux… Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s’agit plus de se faire de cadeaux.
    « Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d’échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
    Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines – disons le comme ça…- de son discours d’investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l’Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m’interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu’à la France ? ». Donc à lui…
    Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…
    Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d’accéder un peu aux commandes de ce débat qui n’a pas eu lieu et qui, pour l’instant, leur échappe totalement. De fait, l’ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d’un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d’une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d’autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d’un Ministre de l’intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d’immondices après une cérémonie vaudoue…
    Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d’une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d’un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d’une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l’être.
    Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
    A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l’ontologie de droite : l’existence d’idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l’on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l’on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l’Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
    Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l’Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d’une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l’on voit comment la pensée de droite s’articule à merveille avec l’outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l’enfer, le paradis, la prison, la légion d’honneur, etc.
    J’avance l’idée inverse : on ne choisit pas, d’ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l’on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n’y fait. Il affirme : «  J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ». « Génétiquement » :  une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique  !
    La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie. Je passe à l’exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l’esprit, capter l’attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d’avancer sur ce sujet.
    J’argumente :   Lui dont chacun sait l’hétérosexualité – elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré…-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l’homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux  et d’opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l’hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l’être…
    L’argument le stoppe. Il me semble qu’à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l’intérieur, l’animal politique haut de gamme laisse le pas à l’homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d’un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l’esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s’accorder le luxe d’une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l’effroyable cadavre de son enfance.
    Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !
    Lors de sa parution, j’avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d’Estaing qui racontait ses crises d’angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l’état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu’il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d’un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l’ esprit , croyance en l’ au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
    Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.
    Les soixante minutes techniquement consenties s’étaient allongées d’une trentaine d’autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l’heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l’intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l’apaise : L’Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l’antilibéralisme c’est  « l’autre nom du communisme » ( il dit n’avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page…) : Qu’est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : «  j’aime bien les cadeaux ». Puis : «  Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »… Comme prévu.
    Dans l’entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l’initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu’elle n’a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : «  Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… ». Je suis sidéré du registre : l’animalité, l’olfaction, l’odorat. Le degré zéro de l’humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l’homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l’homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
    Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l’échange, afin d’aller plus loin. Tout de go, il me propose de l’accompagner, sans journalistes – il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu’il pense probablement de toute la corporation… Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d’yeux qui clignotent comme des loupiotes…Voyons donc pour plus tard… Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : «  Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n’y a pas autre chose à faire ? Quand même… ». Soixante-cinq millions c’est le nombre des français à convaincre d’amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter…
    (A suivre...)

     

    L’inhumanité d’une société de la fatalité génétique


    Communiqué
     

    Les propos du candidat de l’UMP concernant l’origine génétique de la pédophilie et du suicide des jeunes ont suscité l’indignation des scientifiques et des autorités morales. Les généticiens ont rappelé avec force que le gène n’induit pas les comportements et que la prédiction du social par le biologique avait, dans l’histoire de l’humanité, toujours conduit aux pires dérives.

    Affirmer que le crime pédophile et le désespoir adolescent seraient inscrits dès la naissance dans le code génétique des individus est un non-sens scientifique. Ce déterminisme simpliste aboutit à considèrer que la famille, l’école, le milieu environnant, la société ne jouent aucun rôle puisque tout est écrit d’avance. A quoi bon l’éducation, à quoi bon la prévention si les individus n’ont pas d’histoire et aucune possibilité de s’améliorer ? Cette conception réduit la personne humaine à une pseudo-prédestination génétique. Elle anéantit par avance toute responsabilité individuelle et toute responsabilité collective.

    Déjà, dans le cadre de la préparation de sa loi sur « la prévention de la délinquance », le Ministre de l’Intérieur s’était inspiré des rapports controversés remis en 2005 par l’INSERM puis par M. Benisti, député UMP, qui préconisaient une détection précoce (à trois ans !) de troubles du comportement censés conduire certains bambins sur le chemin des pires déviances.

    A l’époque, de nombreux médecins – pédiatres, psychiatres, épidémiologistes… - avaient mis en garde contre les dangers de cette approche déterministe. En février dernier, le Comité national d’éthique a fermement condamné cette confusion entre prévention et prédiction.

    Notre conception de la société est à l’inverse de cette brutalité qui assigne à chacun, dès la naissance, un destin tracé d’avance.

    Nous croyons, nous, qu’aucune fatalité ne scelle irrémédiablement le sort d’un enfant ou d’un jeune. Nous croyons, nous, qu’on n’a pas le droit de réduire la souffrance psychique d’un adolescent tenté de se donner la mort à un désordre génétique qui dispense de l’entendre. Nous croyons, nous, que le crime pédophile doit être poursuivi sans faiblesse et l’enfant protégé de cette destruction. Mais l’efficacité, en ces domaines, suppose de ne pas confondre la biographie avec la biologie.

    La défense des droits de l’enfant et la protection de la jeunesse contre les violences ont tout à perdre du retour des théories néo-conservatrices qui assignent chacun à la fatalité génétique.

    C’est aussi cela l’enjeu de cette élection présidentielle où les Français ont à choisir entre deux visions de la jeunesse et deux projets de société.

    Désirs d'Avenir (11-04)

  • Science et Vie

          

    500 millions de planètes habitables                                                                     

    Sauvons le thon rouge

    La tribune "La Recherche" (18-01-07)   C'EST PARTI !

     

    Découverte d'une nouvelle galaxie ... à 6 milliards d'années lumière ! (11-08-07)                       

    La vérité sur les OGM

    Prix Nobel 2007 à un français

     

    Le Français Werner  reçoit le "Nobel des mathématiques", le Russe Perelman le refuse

    ...  A titre personnel, je note que la résolution du problème de conjecture de H. Poincaré de 1904 a dû attendre 102 ans pour sa résolution. Sur l'échelle des génies mathématiques, Le savant Henri Poincaré, reste à mon sens, un génie mondial (français de surcroît) indétrônable. Sa connivence familiale avec Raymond, président de la République, n'y est pour rien, bien au contraire, cela me renforce dans l'idée qu'à l'époque, les français savaient pour qui voter, cad des familles de génies au pouvoir qui pouvaient entrainer la France vers des summums. Henri Poincaré a initié l'idée "génial" mais, jamais vérifié, que mathématiquement une variété compacte V à 3 dimensions sans bord est possible même si le groupe fondamental de V est trivial bien que V ne soit pas homéomorphe à une sphère de dimension 3 ? De nombreux mathématiciens de toutes origines ont essayé de résoudre le problème mais sans jamais aboutir à un résultat viable et admis par tous. Si en plus, G. Perelman a trouvé la "solution", Russe qu'il est, conscient du monde qui l'entoure, des dirigeants étatiques qui s'imaginent que la guerre est la meilleure solution économique qui soit, tuer les peuples les plus faibles pour faire leur "beurre", des Bushs, des Blairs, des Olmerts, des Poutines, bref, des génocidaires élus par des peuples en pleine décadence, G. Perelman doit sans doute se sentir honteux de sa découverte à une époque de l'humanité qui ne lui ressemble pas. Zekri (23/08/06, 20 Minutes).

    Lire ici

     

    Message au médiateur de France 2 (suite JT 20H du 23/02/2008)

    Bonjour,

    Mr Dautzenberg a reconnu en novembre 2007 que l'effet du tabac passif est nul.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabagisme_passif)

    1) J'aimerais savoir pourquoi il y a un bond de 15% en 3 mois ?

    2) Selon le Figaro[13], les « bénéfices en termes de santé public de l’interdiction de fumer en 2007 ont été nuls, le nombre des infarctus et accidents cérébraux vasculaires est resté stable », fait que le Pr. Dautzenberg a reconnu.

    Réf. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabagisme_passif

    Est-il donc en service commandé aujourd’hui ?

    3) Pourquoi choisir l'approche des élections pour annoncer quelque chose qui devrait être confirmé dans 2 mois ?

    4) Mon opinion :

    - Le tabagisme passif est nocif plutôt pour le système respiratoire ;

    - La société de cardiologie avance le chiffre de 3000 morts en 2006, quel est le chiffre des morts aujourd'hui ? Quel est le pourcentage de morts passifs par rapport aux décès cardio-vasculaires ?

    - Les accidents cardiovasculaires provient en premier lieu de l'hypertension, puis les autres : diabète, tabac, cholestérol, excès de poids, vieillissement, ...

    - Il n’y a pas longtemps on a utilisé les chercheurs de  INSERM pour justifier l’action de Nicolas Sarkozy : « la détection précoce de la délinquance ». Est-ce toujours la même tactique, quitte à rectifier après ?

     

  • La C.I.A. et la mafia

     Confessions d'un tueur à gages économique, par John Perkins - Democracy Now.


    Document non garanti contre les fautes de français, de frappe ou de goût.
    Document garanti contre les virus - à l'exception de celui de la révolte. V.D


    Retranscription d'une interview de John Perkins, un ancien membre respecté de la communauté bancaire. Dans son livre « confession of an economic hit man » (confessions d'un tueur à gages économique ) il décrit comment, en tant que professionnel très bien payé, il a aidé les Etats-Unis à extorquer des milliards de dollars aux pays pauvres à travers le monde en leur prêtant plus d'argent qu'ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de leurs économies.


    Democracy Now ! , 9 novembre 2004.


    Il y a 20 ans, Perkins a commencé à écrire un livre intitulé « la Conscience d'un Tueur à gage Economique »

    Perkins écrit, « le livre à l'origine était dédié aux présidents de deux pays, des hommes qui avaient été mes clients et que j'ai respecté et que je tenais en estime - Jaime Roldos, président de l'Equateur, et Omar Torrijos, président du Panama. Les deux sont morts dans des crashs d'avion. Leurs morts n'était pas accidentelles. Ils ont été assassinés parce qu'ils s'opposaient à l'alliance entre les dirigeants des multinationales, les gouvernement et les banques dont l'objectif est de construire l'Empire Global. Nous, les tueurs à gages économiques, n'avons pas réussi à retourner Roldos et Torrijos, alors un autre type de tueurs à gages, les chacals de la CIA, qui étaient toujours dans notre sillage, sont entrés en scène. »

    John Perkins écrit aussi : « on m'a convaincu de ne pas écrire le livre. Je l'ai commencé quatre fois au cours des vingt dernières années. A chaque fois, ma décision était motivée par des événements mondiaux : l'invasion du Panama par les Etats-Unis en 1980, la première Guerre du Golfe, la Somalie, et la montée d'Oussama Ben Laden. Cependant, des menaces et des pots de vin m'ont toujours convaincu de m'arrêter. »

    Perkins a finalement publié son livre intitulé « Confessions of an economic hit man » [confession d'un tueur à gages économique]. Il est avec nous dans les studios.


    AMY GOODMAN : Nous sommes avec John Perkins. Bienvenu à « Democracy Now » [titre de l'émission - NDT]

    JOHN PERKINS : Merci, Amy. Je suis heureux d'être avec vous.


    AG : Et nous sommes heureux de vous recevoir. Bien, expliquez-nous ce terme « tueur à gages économique », comme vous dites.

    JP : En gros, nous étions formés et notre travail consistait à construire l'empire américain. De créer des situations où le maximum de ressources étaient drainées vers ce pays, vers nos multinationales, notre gouvernement, et nous avons été très efficaces. Nous avons construit le plus grand empire de l'histoire du monde. Et nous l'avons fait au cours des 50 ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, avec peu de moyens militaires en réalité. En de rares occasions, comme en Irak, les militaires interviennent mais uniquement en dernier recours. Cet empire, contrairement à tout autre empire de l'histoire du monde, a été crée d'abord par la manipulation économique, par la fraude, par la corruption de personnes avec notre mode de vie, et à travers les tueurs à gages économiques. J'en faisais partie.



    AG : Et comment en êtes-vous arrivé là ? Pour qui avez-vous travaillé ?

    JP : J'ai été recruté lorsque j'étais encore étudiant dans une école de commerce, à la fin des années 60, par l'Agence de Sécurité Nationale [NSA - acronyme anglais, NDT], la plus grande et la moins connue des agences d'espionnage du pays. A la fin, j'ai travaillé pour des compagnies privées. Le premier tueur à gage économique était Kermit Roosevelt, dans les années 50, le petit-fils de Teddy [président des Etats-Unis - NDT] , qui renversa le gouvernement Iranien, un gouvernement démocratiquement élu, le gouvernement de Mossadegh qui avait été désigné « homme de l'année » par le magazine Time. Il a réussi à le faire sans verser de sang - enfin, il y en a eu un peu, mais sans intervention militaire, juste en dépensant des millions de dollars et en remplaçant Mossadegh par le Chah d'Iran. A ce stade, nous avons compris que l'idée d'un tueur à gages économique était une très bonne idée. Nous n'avions plus à nous préoccuper d'un risque de conflit armé avec la Russie en opérant ainsi. Le problème était que Roosevelt était un agent de la CIA. Il était donc un employé du gouvernement. S'il avait été découvert, nous aurions eu de gros ennuis. Cela aurait été très embarrassant. Alors la décision a été prise de faire appel à des organisations comme la CIA et la NSA pour recruter des tueurs à gages économiques comme moi et nous faire travailler pour des sociétés privées, des sociétés de conseil, de construction. Ainsi, si on se faisait prendre, il n'y avait aucun lien avec le gouvernement.


    AG : D'accord. Pour qui avez-vous travaillé ?

    JP : Et bien, le compagnie pour laquelle je travaillais s'appelait Chas. T. Main à Boston, Massachusetts. Nous avions environ 2000 employés, et je suis devenu leur économiste en chef. J'avais 50 personnes sous mes ordres. Mais mon véritable job était de conclure des affaires. J'accordais des prêts à des pays, des prêts énormes, qu'ils ne pouvaient pas rembourser. Une des clauses du prêt - disons 1 milliard de dollars pour un pays comme l'Indonésie ou l'Equateur - était que le pays devait retourner 90% du prêt à des compagnies états-uniennes, pour reconstruire des infrastructures, des compagnies comme Halliburton ou Bechtel. Ce sont de grosses compagnies. Ces compagnies ensuite construisaient des réseaux électriques ou des ports ou des autoroutes qui ne servaient qu'aux quelques familles les plus riches de ces pays. Les pauvres de ces pays se retrouvaient en fin de compte avec une dette incroyable qu'ils ne pouvaient absolument pas payer. Un pays aujourd'hui comme l'Equateur consacre 50% de son budget national juste pour rembourser sa dette. Et il ne peut pas le faire. Ainsi nous les tenons à la gorge. Si nous avons besoin de plus de pétrole, nous allons voir l'Equateur et nous leur disons, « Bon, vous ne pouvez pas nous rembourser, alors donnez à nos compagnies les forêts d'Amazonie qui regorgent de pétrole. » C'est ce que nous faisons aujourd'hui et nous détruisons les forêts amazoniennes, obligeant l'Equateur à nous les donner à cause de cette dette. Ainsi, nous accordons ce gros prêt, et la majeure partie revient aux Etats-Unis. Le pays se retrouve avec une dette plus d'énormes intérêts et il devient notre serviteur, notre esclave. C'est un empire. Ca marche comme ça. C'est un énorme empire. Qui a eu beaucoup de succès.


    AG : (...) Vous dites que vous avez longtemps retardé l'écriture de ce livre pour cause de pots de vin et d'autres raisons. Que voulez-vous dire par là ? Qui a tenté de vous acheter ou quels sont les pots de vin que vous avez acceptés ?

    JP : Et bien, dans les années 90, j'ai empoché un demi million de dollars pour en pas écrire le livre.


    AG : De qui ?

    JP : D'une grosse société de construction.


    AG : Laquelle ?

    JP : C'était la compagnie Stoner-Webster. Légalement, ce n'était pas un pot de vin. J'étais payé comme consultant. C'était tout à fait légal. Mais je n'avais pas de travail, en réalité. Il était entendu, comme je l'explique dans mon livre, que je n'aurais en réalité pas grand chose à faire si j'acceptais cet argent en tant que consultant, alors qu'ils savaient que j'étais en train d'écrire le livre qui, à l'époque, devait s'intituler « la conscience d'un tueur à gage économique ». Il faut dire que c'est une histoire extraordinaire, c'est presque du James Bond.


    AG : En tous cas, c'est l'impression que l'on en retire à la lecture du livre

    JP : Oui, et ça l'était réellement, vous savez. Lorsque la NSA m'a recruté, ils m'ont fait passer au détecteur de mensonges pendant une journée entière. Ils ont découvert toutes mes faiblesses et m'ont immédiatement séduit. Ils ont utilisé les drogues les plus puissantes de notre culture, le sexe, le pouvoir et l'argent, pour me soumettre. Je venais d'une très vieille famille de la Nouvelle Angleterre, Calviniste, fortement imprégéé de valeurs morales. Vous savez, je crois que je suis plutôt quelqu'un de bien, et je crois que mon histoire montre réellement comment ce système et ses puissantes drogues comme le sexe, l'argent et le pouvoir peuvent exercer une séduction, parce que j'ai été réellement séduit. Et si je n'avais pas mené moi-même cette vie de tueur à gages économique, je crois que j'aurais eu du mal à croire que quelqu'un puisse faire de telles choses. Et c'est la raison pour laquelle j'ai écrit ce livre, parce que notre pays a vraiment besoin de comprendre. Si les gens de ce pays comprenaient la nature réelle de notre politique étrangère, la nature réelle de notre aide à l'étranger, comment fonctionnent les multinationales, où passe l'argent de nos impôts, je sais qu'ils demanderaient que cela change.


    AG : Dans votre livre, vous expliquez comment vous avez participé à la mise en place d'un plan secret destiné à rapatrier des milliards de dollars du pétrole Saoudien vers les Etats-Unis, ce qui a renforcé les liens entre le régime Saoudien et les administrations successives US.

    JP : Oui, c'était une époque fascinante. Je me souviens bien, vous étiez probablement trop jeune pour vous en souvenir, mais je me souviens au début des années 70 comment l'OPEP exerçait son pouvoir pour réduire la fourniture de pétrole. Nous avions des files de voitures devant les pompes à essence. Le pays avait peur d'une nouvelle crise comme celle de 1929, une récession. Et ceci était inacceptable. Alors le Département du Trésor m'a embauché avec quelques autres tueurs à gages économiques. Nous sommes allés en Arabie Saoudite.


    AG : On vous appelle réellement des tueurs à gages économiques ?

    JP : Oui, c'est comme ça que nous nous appellons. Officiellement, j'étais un économiste en chef. Mais nous nous appelions les tueurs à gage économiques. C'était de l'ironie. C'était pour dire que personne ne nous croirait si nous le disions, vous comprenez ? Alors nous sommes allés en Arabie Saoudite au début des années 70. Nous savions que l'Arabie Saoudite était la clé de notre indépendance énergétique, ou le moyen de contrôler la situation. Et nous avons donc monté cet accord où la Maison Royale Saoudienne était d'accord pour nous envoyer la majeure partie de leurs petro-dollars, et les investir aux Etats-Unis. Le Département du Trésor utiliserait les intérêts de ces investissements pour engager des compagnies US pour reconstruire de nouvelles villes en Arabie Saoudite, de nouvelles infrastructures, et c'est que nous avons fait. Et la Maison Royale garantirait le prix du pétrole dans des limites acceptables pour nous, chose qu'ils ont fait pendant tout ce temps. En échange, nous assurions leur maintien au pouvoir tant qu'ils respecteraient l'accord, ce que nous avons fait, et c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes entrés en guerre en Irak. En Irak, nous avons essayé la même politique avec Saddam Hussein, mais Saddam n'a pas marché dans la combine. Lorsque les tueurs à gages économiques échouent, l'étape suivante est d'envoyer ce que nous appelons les chacals de la CIA, à savoir des personnes qui tentent de fomenter un coup d'état ou une révolution. Si ça ne marche pas, ils recourent aux assassinats, ou ils essaient. Dans le cas de l'Irak, ils n'ont pas réussi à atteindre Saddam Hussein. Ses gardes du corps étaient trop efficaces. Il avait des sosies. Ils n'ont pas réussi à l'atteindre. Alors la troisième ligne de défense, si les tueurs à gages économiques échouent et si les chacals échouent, c'est d'y envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes pour tuer et se faire tuer. Ce qui est évidemment en train de se passer en Irak.


    AG : Pouvez-vous nous expliquer comment est mort Torrijos ?

    JP : Omar Torrijos, le président du Panama, avait signé un accord sur le Canal du Panama avec Carter. Vous savez que cet accord n'a été approuvé par le Congrès que par une majorité d'une seule voix. C'était un sujet très controversée. Puis Torrijos est allé de l'avant et a commencé à négocier avec les Japonais la construction d'un nouveau canal. Les Japonais voulaient financer et construire un nouveau canal au Panama. Torrijos leur en a parlé, ce qui n'a pas plus du tout à Bechtel Corporation, dont le président était George Schultz, et son conseiller principal était Casper Weinberger. Lorsque Carter a été viré (et il serait intéressant de raconter comment il a été effectivement viré), lorsqu'il a perdu les élections, et que Reagan est arrivé au pouvoir, Schultz est devenu Secrétaire d'Etat et Weinberger est devenu Secrétaire à la Défense et ils étaient très en colère contre Torrijos. Ils ont essayé de l'amener à renégocier le traité du Canal et de laisser tomber les japonais. Il a platement refusé. C'était un homme de principes. Il avait ses défauts, mais c'était un homme de principes. C'était un homme étonnant. Puis il est mort dans un crash d'avion, un magnétophone relié à une bombe avait été placé dans l'appareil. J'y étais. J'avais travaillé avec lui. Je savais que nous, les tueurs à gages économiques, avions échoué. Je savais que les chacals avaient été appelés. Puis son avion a explosé avec un magnétophone piégé. Il ne fait aucun doute pour moi que c'était un travail de la CIA. De nombreux enquêteurs latino-américains sont arrivés à la même conclusion. Bien sûr, nous n'en avons jamais entendu parler chez nous.


    AG : Et quand avez-vous changé d'idées ?

    JP : J'ai toujours eu un sentiment de culpabilité, depuis le début, mais j'étais séduit. Le pouvoir, le sexe, l'argent exerçaient une forte attirance sur moi. Et bien sûr, je faisais des choses pour lesquelles j'étais félicité. J'étais un économiste en chef. Je faisais des choses qui plaisaient à des gens comme Robert McNamara, et ainsi de suite.


    AG : Quels étaient vos relations avec la Banque Mondiale ?

    JP : Je travaillais en très étroite collaboration avec la Banque Mondiale. La Banque Mondiale fournit la majeure partie de l'argent utilisé par les tueurs à gages économiques, ainsi que le FMI. Mais après les attentats du 11 Septembre, j'ai changé. Je savais que je devais raconter l'histoire parce que les événements du 11 septembre sont le résultat direct du travail des tueurs à gages économiques. Et la seule manière pour retrouver la sécurité dans ce pays et retrouver une conscience tranquille serait d'utiliser ces mécanismes que nous avons mis en place pour apporter des changements positifs à travers le monde. Je crois réellement que nous pouvons le faire. Je crois que la Banque Mondiale et d'autres institutions peuvent être changées et être amenées à faire ce qu'elles sont censées faire, qui est de reconstruire les zones dévastées de la planète. Aider, aider réellement les pauvres. 24 000 personnes meurent de faim chaque jour. Nous pouvons changer cela.



    Le chef des services secrets de Milošević était un « honorable correspondant » de la CIA Traduit par Persa Aligrudić Publié dans la presse : 2 mars 2009 Mise en ligne : mardi 3 mars 2009 Sur la Toile L’ancien chef de la Sûreté d’État de Serbie (DB), Jovica Stanišić, en cours de jugement devant le TPI, aurait été pendant huit ans le principal correspondant de la CIA à Belgrade. La CIA a remis les preuves de cette collaboration au tribunal de La Haye. Homme clé dans la formation des milices serbes en Croatie et en Bosnie, Stanišić a aussi joué un rôle essentiel dans la libération des otages français de Sarajevo en 1995 et la négociation des accords de Dayton. En 2003, il aurait donné les plans des bunkers de Saddam Hussein construits par des entreprises yougoslaves.

    Par E.B.

    Jovica Stanišić Une nuit de 1992 dans le parc de Topčider, à Belgrade, Jovica Stanišić rencontrait William Lofgren, un officier de la CIA et les « deux agents ont conclu un accord secret : pendant huit années, Jovica Stanišić a été le principal correspondant de la CIA à Belgrade », écrit le Los Angeles Times, dans un article détaillé sur le rôle et les agissements de Jovica Stanišić dans les conflits de l’ancienne Yougoslavie. L’article rappelle que Jovica Stanišić était souvent considéré comme le « cerveau du régime », l’homme « qui a fait connaître au monde entier un nouveau terme effrayant, celui de ’nettoyage ethnique’ ».

  • Manipulation mentale

    Définition dans le Guide de l'éducateur

    (voir au chapitre "Documents")

    Si l’on passe maintenant à la description d’un groupe sectaire type, il faut bien savoir que si l’on ne retient qu’un ou deux caractères, on risque d’être très réducteur et de n’avoir qu’une définition applicable à bien d’autres groupes que les sectes. Un seul critère n’est en aucun cas suffisant. D’autre part, un groupe donné pourra ne pas présenter l’un des caractères de façon aussi marquée que d’autres groupes. Le diagnostic de dérive sectaire ne peut émerger que d’une conjonction significative de facteurs.

    Ces réserves faites, l’observation permet de retenir majoritairement les caractéristiques suivantes : 

    Le groupe développe une idéologie alternative radicale, exclusive et intolérante. 

    Sa structure est autoritaire et autocratique, sous la forme d’un gourou vivant ou d’une organisation bureaucratique héritière du message. 

    Il revendique une référence exclusive à sa propre interprétation du monde, qu’elle s’applique aux croyances, aux données scientifiques, à l’éthique, aux comportements quotidiens, aux rapports interpersonnels, aux moyens de faire triompher la cause du groupe. 

    Il préconise ou impose des ruptures de tous ordres : références antérieures, orientations personnelles, relations, convictions, libre critique, choix affectifs, les relations au monde extérieur devenant marquées par le rejet, la suspicion, voire la diabolisation. 

    Il met en oeuvre une transformation des personnes selon un type de modelage standardisant excluant l’autonomie. 

    Il récupère à son profit les forces vives, l’initiative, la créativité, l’énergie des adeptes, réalisant ainsi une instrumentalisation des individus au seul service du groupe et de ses chefs. 

    Il multiplie promesses et assurances de tout genre: développement personnel, salut élitiste, toute-puissance sur soi-même, santé, pouvoir collectif, promotion interne. 

    Dans le même temps il masque les coûts réels, les contraintes, les risques, l’emprise progressive, les transformations dans le sens de la dépendance. 

    Il exploite les inquiétudes et les peurs, développe la culpabilité, la crainte du rejet, la hantise de la déloyauté, la surveillance réciproque. 

    Il rend problématique à divers égards la perspective de quitter le groupe, devenu une prothèse relationnelle entourée d’alternatives menaçantes ou vides. 

    Il comporte des dangers variables selon les groupes, pour le libre-arbitre, l’autonomie, la santé, l’éducation, et dans certains cas les libertés démocratiques ou la sauvegarde personnelle.

     

    La manipulation mentale comment est-ce possible ?

     

    Selon la revue Nature (septembre 1996), ce sont les amygdales (ne pas confondre avec amydale) qui se trouvent à l’étage inférieur du cortex, au niveau du système lymbique qui vont donner un poids affectif aux événements extérieurs. Si l’émotion est suffisamment forte l’événement va être mémorisé définitivement dans votre cerveau. C’est ainsi qu’un saut en élastique par exemple, la sensation tellement forte provoquera cette émotion que l’individu s’en souviendra toute sa vie !  On dit que les animaux sont dressés par réflexe conditionné. Concernant les humains l’émotion joue un rôle principal dans le processus d’apprentissage, de l’éducation …

     

    La manipulation mentale des groupes sectaires repose sur la mise en scène d’une sorte de miracle déguisé en guérison par exemple. Si le sujet était fragile il serait possible qu’il y croit et éprouve une émotion forte face à ce genre de démonstration devant ses propres yeux ! La secte Raël poursuivie par la justice Française suite à de nombreuses plaintes sur les abus de toutes sortes … il profitait même d’une photo en compagnie du Dalaï pour tromper les gens.

     

    On a vu il y a quelques années la démonstration de Gérard Majax (magicien) qui demande à un volontaire de venir et lui montrer la pièce qu’il vient de recevoir dans la paume de sa main, mais quand il rouvre la main, quelle surprise cette pièce n’est plus la même car elle jaillit de lumière ! Pierre Majax expliquait qu’il pouvait très bien dire à son client que c’était une manifestation divine … c’est ce genre d’émotion qui permet au cerveau d’enregistrer définitivement, le client totalement conditionné et prêt à le suivre à n’importe quel prix !

     

     

     La scientologie devant la justice française (12-09-2008)

    L'Eglise de Scientologie, très controversée en France, va être jugée par un tribunal pour "escroquerie en bande organisée", une procédure qui pourrait entraîner la dissolution de ses principales structures françaises, en cas de condamnation.

     

    La secte nocive peut être juridiquement définie comme une personne morale à but philosophique, spirituel ou religieux dont les organes ou représentants commettent, pour son compte, des infractions pénales en tant qu'auteurs ou complices. La dangerosité de ce groupement est encore accrue lorsque la gravité de ces infractions augmente au fur et à mesure que l'adepte progresse dans le corpus spirituel de la secte.

    Les organisations françaises se réclamant de l'Eglise de Scientologie, obéissant strictement aux directives internes de son fondateur L. Ron Hubbard, sont le théâtre de tels faits répréhensibles.

    A la procédure de purification du corps physique de l'adepte correspond un exercice illégal de la médecine.

    L'assainissement du mental par la thérapie dite de l'audition relève pour sa part de l'escroquerie aggravée et du délit de tromperie.

    Une fois parvenu à ce stade, l'adepte désireux de poursuivre sa progression pour atteindre la dimension spirituelle de la Scientologie se verra proposer d'intégrer son corps d'élite, la "Sea Org", au sein de laquelle il appliquera l'"Ethique", le pouvoir disciplinaire de l'organisation.

    Jusqu'alors simple victime, l'adepte devient aussi auteur ou complice d'infractions (qui peuvent aller jusqu'au crime de séquestration arbitraire) à l'encontre de coreligionnaires, mais aussi d'opposants à la Scientologie.

    Toute organisation de scientologie implantée sur le territoire national est donc susceptible d'être qualifiée de secte nocive. Au même titre que les personnes physiques qui participent à ces actes prohibés, elle encourt des sanctions de nature répressive, en vertu d'une responsabilité pénale des personnes morales qui devra être systématiquement envisagée.

    Eu égard à la gravité des infractions commises, le juge pénal pourra, dans la quasi-totalité des cas, prononcer la dissolution du groupement.

     

    Arnaud Palisson : thèse 2002

    La taupe et le gourou

    Une jeune journaliste a infiltré le groupe de Raël et filmé en secret l'une de ses "méditation sensuelle".

    "Le fait d'être jeune et jolie m'a beaucoup aidée", reconnaît Beartriz Vegil. Pour El Mundo TV et Antena 3, cette journaliste espagnole est parvenue à infiltrer en août dernier le Mouvement raélien international. Cette secte loufoque a son siège au Canada et son gourou, Claude Vorihlon, alias Raël, 59 ans, se fait passer pour le demi-frère de Jésus et le dernier Messie, envoyé par des extraterrestres. "Je voulais voir de l'intérieur un groupe sectaire qui se sert du plaisir sexuel pour attirer des nouveaux adeptes et leur faire croire aux soucoupes volantes" poursuit Béatriz Vigil, impressionnée par l'apparente liberté avec laquelles les raëliens mêlent hétéro et homosexualité, exhibitionnisme et échangisme, dans une ambiance à la David Hamilton.

    (François Koch/L'Express 27/10/05)

    La recherche du battage médiatique

    En mimant l'enthousiame d'une nouvelle adepte au cours d'un séminaire européen de "méditation sensuelle" sur Costa Brava, près de Barcelone, Bétratriz Vigil, qui se faisait appeler May, a même réussi à pénétrer la "secte dans la secte", les "anges cordon doré", un harem d'une trentaine de charmantes jeunes femmes. "Victimes de manipulation mentale, elles se sont engagées par écrit à ne jamais rejeter les avances de Raël", raconte Béatriz Vigil. Elle-même a dû résister aux assauts du gourou, soi-disant expert en "orgasme cosmique", prenant ainsi le risque d'être dévoilée.Avec sa caméra cachée, "May" a filmé une cérémonie organisée en son honneur. Bien que nouvelle adepte, elle a été propulsée "niveau 3" et représentante de la secte pour toute l'Espagne. "Mes anges, ça les dérange, que je vous mange, comme des oranges", chante Raël avec un singulier mauvais goût, après avoir annoncé qu'il avait franchi les 10 millions d'euros de dons destinés à la construction d'une ambassade pour les "Olohim", les extraterrestres avec lesquels il prétend communiquer.

    La diffusion du reportage en Espagne n'a pas provoqué de réaction du gourou, toujours vêtu de blanc. Il se délecte de toute publicité, même négative, telle la couverture médiatique internationale qui a suivi, en décembre 2002, l'annonce bidon de la naissance du premier bébé cloné.Pour Raaël, l'enfer serait d'être ignoré par la presse.

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